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法文诗歌-兰波:彩画集

作者:兰波    文章来历:本站首创    点击数:    更新时刻:2013-10-8

宇宙奇闻 www.bohuowang.cn 兰波:彩画集
Rimbaud
Jean Nicolas Arthur Rimbaud (October 20, 1854 – November 10, 1891) was a French poet, born in Charleville. His influence on modern literature, music and art has been pervasive. He produced his best known works while still in his late teens—Victor Hugo described him at the time as "an enfant Shakespeare"—and gave up creative writing altogether before he reached 21. He remained a prolific letter-writer all his life. Rimbaud was a restless soul, travelling extensively in three continents before his premature death from cancer less than a month after his 37th birthday.
Rimbaud is also known for his tempestuous love affair with and Paul Verlaine and for allegedly having a part in the African slave trade.


Works


Poésies (c. 1869-1873)
Le bateau ivre (1871)
Une Saison en Enfer (1873) Published by Rimbaud himself as a small booklet. "As soon as the work was published and a few copies distributed, he lost all interest and seemed to have forgotten it."
Illuminations (1874)
Lettres (1870-1891)


Rimbaud: Les Illuminations


Rimbaud: Les Illuminations APRèS LE DéLUGE


    Aussitôt que l'idée du Déluge se fut rassise,
    Un lièvre s'arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes, et dit sa prière à l'arc-en-ciel à travers la toile de l'araignée.
    Oh ! les pierres précieuses qui se cachaient, -les fleurs qui regardaient déjà.
    Dans la grande rue sale, les étals se dressèrent, et l'on tira les barques vers la mer étagée là-haut comme sur les gravures.
    Le sang coula, chez Barbe-Bleue, - aux abattoirs, - dans les cirques, où le sceau de Dieu blêmit les fenêtres. Le sang et le lait coulèrent.
    Les castors batirent. Les « mazagrans » fumèrent dans les estaminets.
     Dans la grande maison de vitres encore ruisselante, les enfants en deuil regardèrent les merveilleuses images. 
     Une porte claqua  - et, sur la place du hameau, l'enfant tourna ses bras, compris des girouettes et des coqs des clochers de partout, sous l'éclatante giboulée.
    Madame *** établit un piano dans les Alpes. La messe et les premières communions se célébrèrent aux cent mille autels de la cathédrale.
    Les caravanes partirent. Et le Splendide-Hôtel fut bati dans le chaos de glaces et de nuit du pôle.
    Depuis lors, la Lune entendit les chacals piaulant par les déserts de thym, - et les églogues en sabots grognant dans le verger. Puis, dans la futaie violette, bourgeonnante, Eucharis me dit que c'était le printemps.
     Sourds, étang,  -écume, roule sur le pont et passe par-dessus les bois ; - draps noirs et orgues, éclairs et tonnerre,  -montez et roulez ; - Eaux et tristesses, montez et relevez les Déluges.
    Car depuis qu'ils se sont dissipés, - oh, les pierres précieuses s'enfouissant, et les fleurs ouvertes ! - c'est un ennui ! et la Reine, la Sorcière qui allume sa braise dans le pot de terre, ne voudra jamais nous raconter ce qu'elle sait, et que nous ignorons.

 


CONTE


    Un prince était vexé de ne s'être employé jamais qu'à la perfection des générosités vulgaires. Il prévoyait d'étonnantes révolutions de l'amour, et soupçonnait ses femmes de pouvoir mieux que cette complaisance agrémentée de ciel et de luxe. Il voulait voir la vérité, l'heure du désir et de la satisfaction essentiels. Que ce fût ou non une aberration de piété, il voulut. Il possédait au moins un assez large pouvoir humain.
    Toutes les femmes qui l'avaient connu furent assassinées : quel saccage du jardin de la beauté ! Sous le sabre, elles le bénirent. Il n'en commanda point de nouvelles. - Les femmes réapparurent.
    Il tua tous ceux qui le suivaient, après la chasse ou les libations. -Tous le suivaient.
    Il s'amusa à égorger les bêtes de luxe. Il fit flamber les palais. Il se ruait sur les gens et les taillait en pièces. - La foule, les toits d'or, les belles bêtes existaient encore.


     Peut-on s'extasier dans la destruction, se rajeunir par la cruauté ! Le peuple ne murmura pas. Personne n'offrit le concours de ses vues.
    Un soir, il galopait fièrement. Un Génie apparut, d'une beauté ineffable, inavouable même. De sa physionomie et de son maintien ressortait la promesse d'un amour multiple et complexe! d'un bonheur indicible, insupportable même! Le Prince et le Génie s'anéantirent probablement dans la santé essentielle. Comment n'auraient-ils pas pu en mourir ? Ensemble donc ils moururent.
    Mais ce Prince décéda, dans son palais, à un age ordinaire. Le Prince était le Génie. Le Génie était le Prince.
    La musique savante manque à notre désir. 


PARADE


Des drôles très solides. Plusieurs ont exploité vos mondes. Sans besoins, et peu pressés de mettre en oeuvre leurs brillantes facultés et leur expérience de vos consciences. Quels hommes mûrs! Des yeux hébétés à la façon de la nuit d'été, rouges et noirs, tricolores, d'acier piqué d'étoiles d'or; des facies déformés, plombés, blêmis, incendiés; des enrouements folatres! La démarche cruelle des oripeaux! – Il y a quelques jeunes, – comment regarderaient-ils Chérubin? – pourvus de voix effrayantes et de quelques ressources dangereuses. On les envoie prendre du dos en ville, affublés d'un luxe dégoûtant.
Ô le plus violent Paradis de la grimace enragée! Pas de comparaison avec vos Fakirs et les autres bouffonneries scéniques. Dans des costumes improvisés avec le goût du mauvais rêve ils jouent des complaintes, des tragédies de malandrins et de demi-dieux spirituels comme l'histoire ou les religions ne l'ont jamais été. Chinois, Hottentots, bohémiens, niais, hyènes, Molochs, vieilles démences, démons sinistres, ils mêlent les tours populaires, maternels, avec les poses et les tendresses bestiales.
Ils interpréteraient des pièces nouvelles et des chansons «bonnes filles». Maîtres jongleurs, ils transforment le lieu et les personnes, et usent de la comédie magnétique. Les yeux flambent, le sang chante, les os s'élargissent, les larmes et des filets rouges ruissellent. Leur raillerie ou leur terreur dure une minute, ou des mois entiers.
J'ai seul la clef de cette parade sauvage.

 


ANTIQUE


Gracieux fils de Pan! Autour de ton front couronné de fleurettes et de baies tes yeux, des boules précieuses, remuent. Tachées de lies brunes, tes joues se creusent. Tes crocs luisent. Ta poitrine ressemble à une cithare, des tintements circulent dans tes bras blonds. Ton coeur bat dans ce ventre où dort le double sexe. Promène-toi, la nuit, en mouvant doucement cette cuisse, cette seconde cuisse et cette jambe de gauche.

 


BEING BEAUTEOUS


Devant une neige un Etre de Beauté de haute taille. Des sifflements de mort et des cercles de musique sourde font monter, s'élargir et trembler comme un spectre ce corps adoré; des blessures écarlates et noires éclatent dans les chairs superbes. Les couleurs propres de la vie se foncent, dansent, et se dégagent autour de la Vision, sur le chantier. Et les frissons s'élèvent et grondent et la saveur forcenée de ces effets se chargeant avec les sifflements mortels et les rauques musiques que le monde, loin derrière nous, lance sur notre mère de beauté, – elle recule, elle se dresse. Oh! nos os sont revêtus d'un nouveau corps amoureux.


                                                    * * *


Ô la face cendrée, l'écusson de crin, les bras de cristal! le canon sur lequel je dois m'abattre à travers la mêlée des arbres et de l'air léger!


DéPART


Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. – Ô Rumeurs et Visions!
Départ dans l'affection et le bruit neufs!

 


ROYAUTé


Un beau matin, chez un peuple fort doux, un homme et une femme superbes criaient sur la place publique.
«Mes amis, je veux qu'elle soit reine!» «Je veux être reine!» Elle riait et tremblait. Il parlait aux amis de révélation, d'épreuve terminée. Ils se pamaient l'un contre l'autre.
En effet ils furent rois toute une matinée où les tentures carminées se relevèrent sur les maisons, et toute l'après-midi, où ils s'avancèrent du côté des jardins de palmes.

 


à UNE RAISON


Un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons et commence la nouvelle harmonie.


Un pas de toi, c'est la levée des nouveaux hommes et leur en-marche.


Ta tête se détourne: le nouvel amour! Ta tête se retourne, – le nouvel amour!


«Change nos lots, crible les fléaux, à commencer par le temps» , te chantent ces enfants. «élève n'importe où la substance de nos fortunes et de nos voeux» on t'en prie.


Arrivée de toujours, qui t'en iras partout.

 


PRHASES


Quand le monde sera réduit en un seul bois noir pour nos quatre yeux étonnés, – en une plage pour deux enfants fidèles, - en une maison musicale pour notre claire sympathie, – je vous trouverai.
Qu'il n'y ait ici-bas qu'un vieillard seul, calme et beau, entouré d'un «luxe inouï» , – et je suis à vos genoux.
Que j'aie réalisé tous vos souvenirs, – que je sois celle qui sait vous garrotter, – je vous étoufferai.


                                          ___________

 


Quand nous sommes très forts, - qui recule? très gais, – qui tombe de ridicule? Quand nous sommes très méchants, – que ferait-on de nous.
Parez-vous, dansez, riez, – je ne pourrai jamais envoyer l'Amour par la fenêtre.


                                          ___________

 


– Ma camarade, mendiante, enfant monstre! comme ça t'est égal, ces malheureuses et ces manoeuvres, et mes embarras. Attache-toi à nous avec ta voix impossible, ta voix unique flatteur de ce vil désespoir.

 


*


Une matinée couverte, en Juillet. Un goût de cendres vole dans l'air; – une odeur de bois suant dans l'atre, – les fleurs rouies, – le saccage des promenades, – la bruine des canaux par les champs – pourquoi pas déjà les joujoux et l'encens?


                                                    * * *


J'ai tendu des cordes de clocher à clocher; des guirlandes de fenêtre à fenêtre; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.


                                                    * * *


Le haut étang fume continuellement. Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc? Quelles violettes frondaisons vont descendre?


                                                    * * *


Pendant que les fonds publics s'écoulent en fêtes de fraternité, il sonne une cloche de feu rose dans les nuages.


                                                    * * *


Avivant un agréable goût d'encre de Chine, une poudre noire pleut doucement sur ma veillée. – Je baisse les feux du lustre, je me jette sur le lit, et, tourné du côté de l'ombre, je vous vois, mes filles! mes reines!

http://www.bohuowang.cn/fy/frg/201310/33313.html山沟里的长逝者
阿尔蒂尔·兰波:À UNE RAISON

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